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©hl_jparisot

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Captivant, Attrayant, Bellissime.

Nous sommes à Berlin, 10 ans après la fin de la première guerre mondiale, bientôt Hitler prendra le pouvoir. D’autre part en Italie le fascisme triomphe. Pirandello s'intéresse ici aux traumatismes liés à la grande guerre.

©hl_jparisot

L’intrigue tourne autour de « l’inconnue » interprété avec grand brio par Chloé Réjon. Cette jeune femme est danseuse de cabaret à Berlin où elle mène une vie un peu dépravée, jouissant de la vie festive et se complaisant dans des beuveries sous le regard désapprobateur de son amant, l’écrivain Salter (Claude Duparfait).

Jusqu’au jour où un photographe italien Boffi (Thibault Vinçon) croit avoir reconnu en elle, une jeune femme Lucia.

Lucia a disparue depuis 10 ans après avoir été torturée, violée en Italie du nord par les soldats autrichiens. Boffi désire ramener Lucia en Italie auprès de sa famille et de son mari Bruno (Pierric Plathier) brûlant toujours d’amour pour elle...mais est-ce l'unique raison?

Lucia blasée et désabusée par sa vie berlinoise, finit par accepter.

Se souvient-elle et veut-elle oublier sa vie d’avant ?

Est-elle amnésique ?

Veut elle jouer le rôle d’une autre ?

Qui est -elle vraiment ?

L’imaginaire est-il plus fort que la réalité ?

Nous sommes entre le roman policier et le roman existentialiste.

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Nous la retrouvons dans cette famille bourgeoise en Italie? Lucia rapidement, désenchanté et écœurée par les différents événements de cette nouvelle  vie va se révolter avec emportement....

La scénographie de Stéphane Braunschweig est élégante et épurée. Des couleurs sombres pour Berlin où Hitler et le nazisme montent en flèche. Des couleurs plus claires et froides dans le salon bourgeois italien. On perçoit des non-dits, les malaises s’installent puis peu à peu les rideaux tombent….

Les comédiens nous réjouissent de par la justesse de leur jeu

Chloé Réjon est éblouissante, elle mène le jeu avec un talent extraordinaire tout le long de cette intrigue.

Cécile Coustillac est fascinante au troisième acte dans le personnage de la « folle »

Magnifique moment de théâtre.

Claudine Arrazat.                                                                                        

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Avec Jean-Baptiste Anoumon Màsperi / Cécile Coustillac Mop  La Folle/ Claude Duparfait Carl Salter/ Alain Libolt L’oncle Salesio/ Annie Mercier La tante Lena /Thierry Paret Concierge  Docteur/ Pierric Plathier Bruno Pieri /Lamya Regragui Muzio Inès Màsperi/ Chloé Réjon L’Inconnue /Thibault Vinçon Boffi

Traduction française Stéphane Braunschweig / collaboration artistique Anne-Françoise Benhamou / collaboration à la scénographie Alexandre de Dardel / costumes Thibault Vancraenenbroeck / lumière Marion Hewlett / son Xavier Jacquot / coiffures / maquillages Karine Guilhem ;

production Odéon-Théâtre de l’Europe

avec le soutien du Cercle de l’Odéon

Comme tu me veux, de Luigi Pirandello, nouvelle traduction de Stéphane Braunschweig, est publié aux Solitaires Intempestifs.

durée estimée 2h10

Avant-premières les 13 et 14 janvier (en vente le 5 janvier)

création — durée estimée 2h10
15 janvier – 17 février – Odéon 6e
Du mardi au samedi à 20h, le dimanche à 15h
Relâche le 17 janvier

Tag(s) : #Th de L'Odéon, #Critiques

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