Un festival consacré aux écritures théâtrales francophones à découvrir à Limoges.
Le nom même des Zébrures porte cette idée de rencontre. Comme les rayures du zèbre, le noir et le blanc se côtoient, se répondent et ne prennent tout leur sens que l’un avec l’autre. Une belle image pour ce festival où les cultures, les histoires et les voix se rencontrent, se mêlent et s’enrichissent de leurs différences.
Les Zébrures sont avant tout un lieu de découverte et de partage. Nous y rencontrons des textes, des auteurs et des artistes venus d’horizons très différents, avec une place importante accordée aux écritures venues d’Afrique et d’autres territoires francophones.
Des spectacles, mais aussi des lectures, des rencontres et des échanges avec le public rythment le festival. Nous y découvrons également des créations encore en devenir, qui cherchent à se faire connaître, à rencontrer des professionnels et, peut-être, à trouver leur place sur les scènes de demain.
Parmi eux, Adepte de mon être – Yaya Sanou / Compagnie Fientan (Burkina Faso) réunit six danseurs sourds qui s’expriment par la danse, les vibrations, le rythme et la langue des signes. Un spectacle autour du handicap, de l’exclusion et surtout de la volonté de trouver sa place dans la société. La pièce a reçu la médaille d’or aux Jeux de la Francophonie 2023.
Shido II – LilCé (France–Mayotte) est né lorsque LilCé a invité son frère autiste à le rejoindre sur scène. À travers la danse et les corps, ce projet en devenir raconte leur lien fraternel et fait se rejoindre leurs deux univers.
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Durant ces quelques jours, nous découvrons des propositions très différentes, avec des thèmes qui souvent se répondent : l’exil, la guerre, les violences faites aux femmes, la résistance, l’amour, la liberté ou encore la mémoire.
Silence d’Israël Nzila,
Chacun pour un, deux pour tous Édouard Elvis Bvouma
Poupée barbue – Chapelle de la Visitation
Mais aussi
Et nous. Et nous, de Pamela Ghislain, dernier volet de la Trilogie du Cri, nous raconte l’histoire d’Ambre et Joie, deux femmes très différentes qui se sont aimées et se retrouvent après leur séparation. Sandrine Desmet interprète une musicienne et joue également du piano sur scène, tandis que Pamela Ghislain est entraîneuse de football. Elles reviennent sur leur vie commune, leurs moments de bonheur, mais aussi leurs silences, leurs blessures et leurs incompréhensions. Un texte sensible et bien construit sur l’amour, le couple et tout ce qui peut peu à peu les éloigner.
Garçon chasseur, un texte de Pascal Brullemans, mis en scène par Fabrice Henry. À la recherche de Petite Sorcière, Garçon Chasseur quitte sa forêt et découvre un monde étrange où l’argent, le travail et la réussite occupent une place importante. Il se laisse peu à peu entraîner dans cet univers et en oublie presque la raison de son voyage.
La mise en scène, colorée et rythmée, nous plonge dans un univers de conte, peuplé de personnages décalés, avec de grands panneaux dessinés qui évoquent la ville. Avec humour, le texte questionne notre société et la difficulté de rester soi-même.
Claudine Arrazat critiquetheatreclau.com Spectacles Vivants
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