©_Jean-Louis Fernandez

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Pertinent, drolatique, Eloquent.

Joris redevenant propriétaire d’une maison qu’il avait offert à l’amour de sa vie, décide aujourd’hui de la prêter à des femmes artistes. A leur départ, elles devront simplement lui laisser en remerciement  une de leurs œuvres et accepter qu’une femme de ménage passe quotidiennement pour veiller sur elles et sur la maison. Nous allons rencontrer  Joris et ses femmes en 1950, 1970 et 2020.

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Ces femmes-artistes témoignent de l’évolution de la place des femmes et de leurs revendications dans notre société. Joris ,leur bienfaiteur, est surpris et un peu perdu au milieu de leur intimité. L’image qu’il se faisait de la gente féminine se transforme peu à peu sous ses yeux.

En 1950, Simone, ayant besoin de s’éloigner de son monde et de ses contraintes familiales pour se concentrer entièrement sur son art et créer.

En 1970, Miriam performeuse, inspirée par les artistes féministes américaines se révoltant contre le patriarcat et revendiquant le droit de jouir et d’avorter.

En 2020, trois autrices, chacune se battant  avec ses démons et cherchant  à échapper à l’exploitation de l’image de l’artiste femme. Toutes trois s’affrontent et soulèvent les problématiques auxquelles elles  sont confrontées.

Aux côtés de ses femmes- artistes quelques peu privilégiées, naviguent les femmes de ménages, elles  aussi avec leurs ressentiments et leurs problèmes.

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Pauline Sales, nous dresse un tableau assez réaliste de l’évolution de la condition féminine celle-ci plus ou moins rapide selon les différents milieux. Le texte est riche, intelligent et ne manque pas d’humour. La mise en scène est magnifiquement orchestrée, les scénettes se succèdent avec aisance et dynamisme.

Olivia Chatain, Anne Cressent,Hélène Viviès jouent avec grand brio et nous enchantent par la justesse de leurs jeux, elles enchainent différents rôles avec naturel et aisance, elles nous  ravissent.

Vincent Garanger incarne ce mécène avec talent, charisme et finesse, il nous réjouit.

Un vrai moment de plaisir intelligent

Claudine Arrazat.

 

 Avec Olivia Chatain, Anne Cressent, Vincent Garanger, Hélène Viviès

©_Jean-Louis Fernandez

Pauline Sales & Vincent Garanger / compagnie À L’ENVI

Scénographie : Damien Caille Perret / Création lumière : Laurent Schneegans / Création sonore : Fred Bühl / Chorégraphie : Aurélie Mouilhade / Costumes : Nathalie Matriciani / Coiffure, maquillage : Cécile Kretschmar / Régie générale : Xavier Libois / Régie son : Jean-François Renet ou Fred Bühl / Régie lumière : Xavier Libois ou Cloé Liberau .

 Administration et production : Agnès Carré / Chargée de production : Clémence Faravel

Production : Compagnie À L’Envi, La Comédie – CDN de Reims, les Quinconces L’espal – scène nationale du Mans, Le Théâtre de l’Éphémère – Scène conventionnée pour les écritures théâtrales contemporaines, la Comédie de Saint-Étienne – CDN.

La compagnie À L’Envi est conventionnée par la DRAC Île-de-France.

Le texte est publié aux éditions Les Solitaires Intempestifs, 2021.

 7 au 26 juillet à 13h (relâches les 13 et 20) – 11 • Avignon 

Tag(s) : #Avignon 2023, #Critiques