Sensuel. Elégant. Inattendu.
Le plateau est plongé dans l'obscurité. Peu à peu, sous un faisceau de lumière, un corps couché au sol apparaît. Dès ces premiers instants, Sarah Adjou captive par son charisme et son talent. Telle une chrysalide, elle semble se tordre pour tenter de s'extraire de son enveloppe. Elle tombe, se redresse, recommence, comme engagée dans une lente métamorphose. Son visage, d'abord fermé et presque crispé, s'illumine progressivement d'un sourire. Nous avons alors le sentiment d'assister à une véritable transformation, comme si elle s'autorisait peu à peu à explorer d'autres univers, du cabaret à la revue.
Son corps semble ne connaître aucune limite. Il se plie, se déploie et épouse l'espace avec une souplesse fascinante. Une présence scénique magnétique qui capte immédiatement le regard et ne le quitte plus.
Au cœur du plateau, un simple cube d'aluminium devient tour à tour partenaire de jeu, agrès, prison ou piédestal. Sarah Adjou s'y glisse, s'y suspend avec brio et le détourne sans cesse de sa fonction première.
Les costumes de Christophe Barré et Caroline Denquin participent pleinement à sa métamorphose. Tout d'abord vêtue d'un body couleur chair dont les lignes évoquent un corset, se confondant avec une seconde peau, Sarah Adjou voit peu à peu apparaître les différents éléments de son costume. Une spectaculaire jupe rouge inspirée du French Cancan tombe du ciel. Tels des mobiles, d'immenses gants rouges et des chaussures argentées demeurent suspendus dans les airs. Elle s'en empare progressivement, revêtant chaque accessoire comme une nouvelle étape de sa transformation.
Les lumières d'Emmanuelle Stäuble sculptent les corps et accompagnent avec finesse les différents tableaux, faisant évoluer les atmosphères au fil du spectacle.
La partition musicale de Romain Vasset, enrichie par la voix de Marianne Orlowski, prolonge cet univers singulier, entre cabaret et danse contemporaine, et accompagne chaque transformation avec beaucoup de justesse.
Seule en scène, Sarah Adjou nous enchante par son talent et l'élégance de sa gestuelle.
Claudine Arrazat critiquetheatreclau.com Spectacles Vivants
Xuân-Lan Bui Khac - Collaboration artistique / société.vide – Scénographie / Justine Gérard – Régie / Lucie Mariotto – Production / Alma Vincey - Diffusion
Festival Avignon 2026 TRAIN BLEU (THÉÂTRE DU) du 4 au 22 juillet , jours pairs 11h00 45min
Teaser - REVUE Compagnie YASAMAN - Sarah Adjou
Direction artistique et interprétation : Sarah Adjou Création sonore : Romain Vasset et Marianne Orlowski Lumières : Emmanuelle Stauble Scénographie : Socièté.vide Costumes : Carolin Denquin ...
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