© Olivier Padre

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Dynamique, Poignant, Éloquent.

Tragédie africaine, road movie à travers les terres rouges de l’Afrique subsaharienne.

Eric Bouvron a travers le massacre des rhinocéros par les braconniers, « 400 tués en une année », nous conte la triste et réelle histoire de deux communautés ayant bien des difficultés à vivre en harmonie après tant d’années d’apartheid.

Les autochtones vivant toujours dans la pauvreté et luttant contre le racisme qui sévit malheureusement toujours et les afrikaners propriétaires terriens ayant pour souci de protéger la faune africaine.

© Olivier Padre

Paul, l’afrikaners est bouleversé et dans une colère furieuse. Un rhinocéros Humba qu’il chérissait comme l’un des siens et qui vivait dans sa propre réserve vient d’être tué par un braconnier. Sa vengeance va être violente et féroce jusqu’à commettre un crime.

Les braconniers ne tuent pas pour le plaisir mais pour survivre et essayer de sortir de la misère...

La vie d’un rhinocéros vaut-elle mieux que la vie d’un homme ?

L’histoire, met en confrontation l’univers de Paul l’afrikaner et celui de James le sud-africain père du jeune braconnier tué.

James est un homme soumis marqué profondément par l’apartheid au contraire de son fils Lindelani qui revendique sa terre et ses droits d’homme libre.  Lindelani est avide de venger son frère, sa colère est profonde et effrayante.

La vengeance soignera-t-elle les blessures ?

© Olivier Padre

Dans un espace épuré, les comédiens et un musicien, "Yannis Baraban, Francis Bolela, Jean-Erns Marie-Louise et Aurélia Poirier", nous mènent avec brio et dynamisme dans cette tragédie africaine contemporaine. Ils nous enchantent par leurs belles gestuelles, ils miment les animaux, incarnent plusieurs personnages, combattent avec violence, chantent et dansent. C’est vivant et dynamique.

Eric Bouvron, nous dit avoir vécu en Afrique du sud au milieu des blancs, les noirs étant “là-bas”.

« Le petit garçon que j’étais a vécu dans ce microcosme avec ses codes, et sa vision du monde, vision qui est aujourd’hui à l’encontre de mes valeurs. J’ai donc cette contradiction en moi et j’avais envie de la creuser. 

Un texte intéressant ne manquant point d’humour que je vous convie d’aller voir, un petit voyage dans la savane qui ne peut vous laisser indifférents.

Claudine Arrazat

Distribution : Yannis Baraban, Francis Bolela, Jean-Erns Marie-Louise et Aurélia Poirier
Composition musicale et sound design Romain Trouillet
Chorégraphie Eric Bouvron
Lumière Romain Ti2nsnaider
Scénographie Eric Bouvron
Costumes Nadège Bulfay
Assistante à la mise en scène Elena Michielin
Production et Diffusion Barefoot et Les Passionnés du Rêve
Musique en scène : Marie-Anne Favreau
Avec le sou2en de: Le Carré Belle Feuille, Boulogne Billancourt ; Théâtre Roger Barat, Herblay sur Seine ; La Merise, Trappes ; Théâtre du Gymnase Marie Bell,
Paris ; Léspas Culturel Lecomte de Lisle, Saint Paul de la Réunion ; Festval Komidi, La R

Vu dans la cadre du 27 éme Mois de Molière en juin à Versailles, festival créé par François de Mazières. Une pépinière de 330 représentations, 16créations, 62 lieux, 1000 musiciens et comédiens, 150 000 spectateurs. La presque gratuité des spectacles (2euros) est à souligner, le théatre de qualité à  la portée de tous n'est point chose courante.

Du 7 au 26 juillet 2023 à 21h30 : Festival Off d’Avignon – Théâtre des Halles relâche les jeudis 13 et 20 juillet.

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