Empreint de la culture japonaise, le spectacle explore la mélancolie avec pudeur et intensité. On y retrouve une sensibilité particulière aux états intérieurs, au silence, et à la beauté des émotions fragiles.
Le plateau, plongé dans un clair-obscur, crée une ambiance fragile, entre deux mondes. Il fait apparaître un univers fait de souvenirs, de douleurs, mais aussi d’élans vers la vie.
La violoniste Aline Zeller apporte une vraie force émotionnelle à l’ensemble. Son jeu guide les émotions de la danseuse et donne une intensité continue à la pièce.
La chorégraphie peut parfois sembler répétitive. Cette répétition donne l’impression de rester dans la peine, de tourner autour des mêmes sensations, comme dans un moment de tristesse où l’on n’arrive pas à s’en sortir immédiatement.
Peu à peu, entre la danse, la musique et la lumière, apparaissent des instants plus ouverts, plus lumineux et plus vaporeux.
Kanashimi montre avec simplicité et sensibilité, dans un langage profondément marqué par la culture japonaise, que même au cœur de la tristesse, le mouvement permet peu à peu de retrouver de la lumière et un nouvel élan.
Claudine Arrazat critiquetheatreclau.com Spectacles Vivants
Montage son : Akiko Hasegawa, Aline Zeller et Marine Angé (2ème Partie) / Lumière : Ondine Trager / Régie son : Hugo Divetain / Discussion autour de Lamentation : Christophe Jeannot, Penny Diamantopoulou
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