Magnifique, Onirique, Poétique, Réjouissant, Emouvant.
Dès que nous entrons dans la salle, nous sommes éblouis par la beauté du plateau. Une atmosphère de rêve éveillé s’y déploie, où le réel se fissure doucement pour laisser affleurer l’imaginaire.
La création lumière d’Hervé Gary, fine et ciselée, sculpte l’espace par touches. Elle ne se contente pas d’éclairer : elle fait apparaître.
Sur le bord de scène, une constellation de petites figurines compose un peuple silencieux : poupées anciennes, personnages miniatures aux costumes délicats, silhouettes colorées aux allures de marionnettes. S’y mêlent de petits animaux, une maison miniature, un landau abandonné — autant d’objets qui convoquent une enfance diffuse, entre tendresse et étrangeté.
Côté jardin, une forêt d’arbres étincelants se dresse, traversée de guirlandes de lumières qui la font vibrer comme une écriture lumineuse, presque féerique. Côté cour, des instruments de musique attendent, en suspens.
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Amélie Roman apparaît dans un costume clownesque et poétique, teinté d’enfance. Femme clown, elle guide notre regard à travers cet univers fragile. Sur le bord de scène, elle nous présente les objets, les anime, les fait vivre — et, parmi eux, fait surgir la figure de son grand-père, comme une présence venue du souvenir.
Tim Fromont Placenti, le musicien, vient la rejoindre. Alors naît la rencontre entre le jeu clownesque, les marionnettes et la musique.
À travers cette rencontre, un conte délicat se déploie. C’est l’histoire d’une très jeune femme, touchante et fantasque, qui n’a pas tout à fait quitté l’enfance et devient maman pour la première fois. Une maman aimante, pleine de poésie, mais loin d’être parfaite.
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L’arrivée de son enfant, rêvé comme un prince charmant, vient doucement fissurer son équilibre. L’enfant devra alors trouver sa place dans cet univers singulier, à la fois tendre, plein d’amour, mais aussi légèrement instable.
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Amélie Roman est époustouflante : avec un jeu précis et délicat de comédienne, clown et marionnettiste, elle fait exister, avec une grande simplicité, toute une galerie de personnages — son fils, les autres enfants, son grand-père, mais aussi une Vierge Marie qui s’amuse à fuir l’image sacrée qu’on attend d’elle. À l’image de cette jeune mère, délicieusement décalée.
La musique occupe ici une place essentielle et s’inscrit pleinement dans le récit. Portée avec brio par Tim Fromont Placenti, musicien et comédien, elle devient un véritable fil conducteur. À travers elle, Tim Fromont Placenti passe d’un rôle à l’autre — père, ami, voisin — avant d’incarner l’enfant, dans des paroles émouvantes qui nous touchent droit au cœur.
Le texte et la mise en scène de Marie Levavasseur brouillent finement les frontières entre réel et imaginaire. Les enfants c’est moi est un spectacle rare, à la fois magnifique, onirique et poétique. Il interroge avec finesse les liens imparfaits, les tensions et les fragilités qui traversent ces relations mère-enfant pleines d’amour.
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La scénographie de Gaëlle Boilly est d’une grande délicatesse, magnifique et pleine de poésie. Les marionnettes de Julien Aillet colorées, expressives et joliment vêtues, nous touchent et nous amusent. Les costumes de Mélanie Loisy, oscillant entre fantaisie clownesque et poésie, teintée d’enfance sont d une belle esthétique.
Un spectacle d’une grande délicatesse, qui nous emporte par sa poésie et la finesse de son regard sur l’enfance et l’expérience maternelle.
Claudine Arrazat critiquetheatreclau.com Spectacles Vivants
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Jeu Amélie Roman / Marionnettes Julien Aillet / Conseils dramaturgiques Mariette Navarro / Assistanat à la mise en scène Fanny Chevallier / Collaboration artistique Gaëlle Moquay / Musique et jeu Tim Fromont Placenti / Création lumière Hervé Gary / Scénographie & régie plateau Gaëlle Bouilly / Construction Amaury Roussel et Sylvain Liagre / Costumes et accessoires Mélanie Loisy / Régie générale Julien Bouzillé et Vincent Masschelein (en alternance ;Création tout public accessible à partir de 8 ans
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Au Théâtre Paris-Villette du 17 avril au 3 mai 2026 Générales de presse le 17 avril à 14h30 et 19h
Dimanche 19 à 15h30 / Mardi 21 à 14h30 / Mercredi 22 à 14h30 / Dimanche 26 Avril à 15h30 / Mardi 28 à 14h30 / Mercredi 29 à 14h30 / Dimanche 3 mai à 15h30
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Tournée
le vendredi 13 novembre 2026 à Crolles (38)
les vendredi 11 et samedi 12 décembre 2026 à Dijon (21)
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