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  © CDN de Normandie-Rouen

© CDN de Normandie-Rouen

Le Festival International des Langues Françaises célèbre la diversité du français à travers des rencontres, ateliers et spectacles venus du monde entier. Voici un regard sur ce qui s’est offert à moi.

Lectures mises en forme.           #LaboVictorHugo   Rouen.  

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Reconnaissance Texte et mise en espace : Aline César.

Aline César, autrice, metteuse en scène et historienne, explore avec sa compagnie Asphalte un théâtre de l’intime, traversé de questionnements.

S’inspirant de sa propre histoire, Aline César esquisse ici les premières lignes d’un récit profondément intime : celui d’une femme française d’origine algérienne, adoptée à la naissance, en quête de ses racines. À 17 ans, le besoin de savoir devient irrépressible. Elle demande l’ouverture de son dossier à la DASS. Elle avait tout envisagé… sauf l’Algérie.

Puis, un jour, un appel. Une sœur. Une voix venue d’ailleurs, mais liée à elle par le sang. Et avec elle, une histoire trouble, fragmentée : un père syrien, aujourd’hui disparu, et une mère vivant en Algérie qui l’aurait cherchée sans jamais la retrouver.

Dès lors, tout vacille. Que vient faire la Syrie dans son Algérie ? Que reconstruire à partir de ces morceaux d’identité tombés du ciel ?

Commence alors une enquête intérieure, sensible et vertigineuse, pour comprendre l’abandon, les silences et les liens invisibles qui la relient à cette ascendance insoupçonnée.

Porté par la plume délicate, habitée et sensible d’Aline César, accompagné de May Bouhadaa, Dea Liane et Naïssam Jalal, musicienne, compositrice et flûtiste franco-syrienne dont la musique prolonge les mots, ce texte en devenir promet une traversée bouleversante, entre mémoire, musique et quête de soi. Une écriture pleine de profondeur, de fragilité et de poésie, qui donne déjà l’eau à la bouche.

On attend avec impatience de découvrir sa forme finale, et surtout de venir l’écouter, la vivre, la ressentir.

Claudine Arrazat critique theatreclau.com

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© CDN de Normandie-Rouen

Destierro - le vertige et la foi  Texte et mise en espace :Daniela Labbé Cabrera.

Destierro – Le vertige et la foi est porté par l’autrice Daniela Labbé Cabrera, née apatride en Roumanie de parents chiliens ayant fui la dictature de Pinochet. Parmi les 3 500 Chiliens réfugiés en banlieue de Bucarest, elle a grandi au cœur d’une diaspora où la résistance s’organisait à distance.

Daniela Labbé Cabrera nous conte l’histoire de ces Chiliens réfugiés en Roumanie entre 1974 et 1984, fuyant la dictature de Pinochet. Dispersés dans des tours de Bucarest, ils portent le poids de l’exil et de la mémoire des luttes, avec ses tortures, disparitions et amitiés brisées. À travers le parcours d’une jeune femme et de ses compagnons, le spectacle traverse la fin du XXᵉ siècle : dictature, exil, intégration en Europe, chute du mur de Berlin et retour impossible au pays.

Le texte relate le déracinement et l’exil, la diaspora chilienne et sa mémoire historique. Une vie de lutte confrontée à l’effondrement des idéologies et à l’impossible retour au pays. Tous n’ont pas été sauvés, tous n’ont pas réussi à s’adapter, mais leurs parcours révèlent la force et la fragilité de l’exil.

Destierro interroge comment l’histoire transforme nos vies intimes et ce qui nous permet de tenir et d’avancer. C’est le début d’une écriture de plateau prometteuse, et l’on a envie de suivre cette création jusqu’à son aboutissement, avec curiosité et attention.

Avec : Isabel Aimé Gonzalez Sola, Daniela Labbé Cabrera, Jocelyn Lagarrigue / Musique : Wladimir Beltran / Production : Collectif I Am a Bird Now.

​*Définition: En espagnol, « Destierro » décrit à la fois l’exil, le bannissement, le sentiment d’exil, mais aussi le déracinement.

Claudine Arrazat critique theatreclau.com

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Sortie De Résidence Prix RFI Théâtre   Théâtre Des Deux Rives Rouen.

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Clipping – Texte : Israël Nzila, mise en espace : Anne-Sophie Pauchet

Dès la première scène, Clipping s’ouvre sur un moment de poésie : Do évoque sa mère, et l’on devine subtilement sa présence disparue, celle qui lui avait appris à voir le monde à travers les arbres et à en percevoir la vie. Un univers où les mots sont porteurs de mémoire.

L’histoire se noue autour d’un drame au marché : Do perd son enfant. La foule le retrouve… mais pas le bon. Subitement, Do, de victime, devient suspecte, accusée, puis emprisonnée. À partir de ce fait simple, Israël Nzila nous entraîne dans un monde où passé, présent, rêves, souvenirs et folie s’entrelacent, où chaque instant vacille et s’effondre sous le poids des traumatismes de la guerre. C’est d’une grande émotion.

« Clipping » est la répétition, la dislocation, une musicalité déréglée qui reflète le chaos du monde et le déchirement de l’esprit de Do.

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Dodo, incarnée par Sarah JeanBaptiste, est bouleversante. À travers ses cauchemars, ses souvenirs et ses traumatismes, elle exprime avec justesse, émotion et talent sa transformation en identités multiples : mère, alter ego de Do…

 

Sophia Etienne, Jean-François Levistre et Mylène Wagram l’entourent avec talent et une belle complicité.

En à peine dix jours de résidence, la metteuse en scène Anne-Sophie Pauchet relève le défi d’embarquer la compagnie dans ce texte percutant et poignant d’Israël Nzila. Une écriture puissante, à la langue riche et musicale, où se mêlent intime et politique.

Claudine Arrazat critique theatreclau.com

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Création son :  Juliette Richards : Production Compagnie : Akté
Le Festival est membre du jury international du Prix RFI Théâtre qui distingue chaque année les auteurs et autrices d'écritures dramatiques contemporaines francophones du Sud.
Avec le soutien de la Ville de Rouen (dans le cadre de la Politique de la Ville - Quartiers 2030) et de la Préfecture de Seine-Maritime.

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D'une rive à l'autre.       Théâtre de la Foudre  Petit Quevilly.

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Autour des thèmes de solidarité, d’entraide et des expériences humaines et sociales vécues d’un bord à l’autre de la Seine et dans les quartiers concernés, ce projet interroge : qu’est-ce qu’un petit boulot ? Que signifie être solidaire ?

Des textes écrits et explorés avec des artistes et des jeunes du territoire.

 À travers plusieurs ateliers d’écriture menés avec les jeunes du quartier Saint-Sever, les artistes Marine Chambrier, Ulrich N’Toyo et Orlande Zola ont exploré ces notions telles qu’elles se vivent sur la rive gauche. Des récits à découvrir le temps d’un repas.

Parmi les œuvres présentées : La Charte de solidarité, Mes fondations, Les Chemins du rêve, Juste au milieu, ainsi qu’un texte d’Ulrich N’Toyo, né de rencontres menées avec les habitants du quartier Saint-Sever en collaboration avec Orlande Zola, intitulé : À l’assaut de la place des Emmurées. Puis, Mehdi, Emrys,Camille et Max nous ont conte leurs petits boulots.  Une mosaïque sensible de récits et de créations, où se croisent paroles et regards, révélant la diversité des parcours et l’énergie des jeunes du quartier. 

Claudine Arrazat critique theatreclau.com

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Exposition petits métiers, grandes solidarités. 

A cote de son travail, Manon passe à la boutique solidaire. Un temps joyeux qu' elle passe avec ses amies. © Orlande Zola

Petits métiers, grandes solidarités. Des visages, des gestes, des étals. À Saint-Sever comme à Pointe-Noire, Orlande Zola regarde ces petits métiers qui font tenir le quartier. Une vendeuse, un stand, un sourire.

Oumar son regard déterminé il négocie avec les femmes du quartier le prix de l’huile de palme

On s’arrête, on parle, on s’entraide. Ici, le commerce est aussi une présence, un lien discret et chaleureux. Les images, prises sur le vif, vont à l’essentiel. Elles montrent ces attentions ordinaires qui, mises bout à bout, racontent une vraie solidarité. Sans effet, sans bruit : juste la vie, et ce qui la relie.

Orlande Zola, est un artiste et photographe congolais, explore la vie et les visages du Congo avec sensibilité. Son œuvre, mêlant réalisme et poésie, témoigne de la résilience et de l’humanité de son pays, notamment à travers son projet “Article 15”.

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Prix Jeanne Laurent 2026      Appuyer sur # [L’alouette] Florian Pâque            Théâtre de la Foudre  Petit Quevilly. 

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Récompense chaque année un texte de théâtre contemporain choisi par le jury lycéen du festival. Marcel Sembat et Les Bruyères (Sotteville-lès-Rouen), le Lycée Jeanne d'Arc (Rouen) et le Lycée Professionnel Jean-Baptiste Colbert (Petit-Quevilly).  L a création du trophée remis à l'auteur lauréat a été confiée aux élèves du Lycée Professionnel Jean-Baptiste Colbert de Petit-Quevilly.

 

Fiction théâtrale inspirée du drame de Naomi Musenga, Florian Pâque construit un thriller familial où l’intime bascule brutalement sous le regard déformant des réseaux sociaux.
Audrey, opératrice au SAMU de Strasbourg, mène une vie en apparence stable avec Daniel, reconverti dans la création de vidéos en ligne, et leurs deux enfants, chacun nourrissant ses rêves sur les réseaux sociaux. Mais lorsqu’un drame frappe le service des urgences, toute la famille vacille, puis se disloque sous la violence d’une opinion devenue incontrôlable.

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La pièce montre comment une rumeur, amplifiée par les réseaux sociaux, peut rapidement se transformer en une vague de haine dévastatrice. En parallèle, elle fait entendre l’épuisement d’un personnel hospitalier confronté à des conditions de travail de plus en plus difficiles, où chaque seconde peut être décisive — et parfois tragique.

La mise en forme met en valeur la tension du récit sans jamais l’alourdir. Les comédiens, interprétant plusieurs rôles avec justesse et conviction, donnent vie à ce texte déjà intense. Présentée ici sous forme de lecture, cette première approche donne non seulement envie de découvrir la pièce en sa totalité , mais aussi de se plonger dans le livre, tant le texte, dense et puissant, promet une expérience complète.

Claudine Arrazat critiquetheatreclau. com

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Le Festival International des Langues Françaises  offre un panorama  de créations théâtrales et artistiques, où mémoire, identité, exil, solidarité et engagement se rencontrent.Ccélébrant ainsi la richesse et la diversité de la langue française.

Le Festival International des Langues Françaises a offert un panorama vibrant de créations théâtrales et artistiques, où mémoire, identité, exil, solidarité et engagement se rencontrent. Entre récits intimes et histoires collectives, les artistes ont su toucher, émouvoir et inviter à la réflexion, célébrant ainsi la richesse et la diversité de la langue française.
 
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Tag(s) : #Festival, #Province, #Critiques, #C.Arrazat
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