Christophe Raynaud de Lage – Photographe

Christophe Raynaud de Lage – Photographe

Réjouissant, Lumineux, Touchant.

S’inspirant librement de Don Quichotte de Miguel de Cervantes, Elsa Granat poursuit son exploration des grands textes du patrimoine, en retenant l’élan, la fantaisie et le courage d’oser.

Sacha est en CE2. Elle étouffe. « Ça sent le renfermé chez moi », lance-t-elle. L’appartement est trop petit, l’air manque, les repères aussi.

Son grand-père, qu’elle adore, est de plus en plus dans son monde, atteint d’une maladie neurodégénérative. Il se prend pour Don Quichotte et part en croisade contre les injustices, persuadé d’avoir une mission à accomplir.

Ses parents, qui ne savent que faire pour ne pas placer le vieil homme en EHPAD, se réfugient chacun dans leur domaine : le père soulève des poids pour ne pas s’effondrer, la mère chante ou plonge la tête dans un vase pour grappiller un souffle.

Christophe Raynaud de Lage – Photographe

Pour Sacha, tout devient trop lourd, trop confus, jusqu’au jour où la famille bascule : elle choisit d’habiter le monde imaginaire du papy. De dire oui à tout : oui aux délires, oui aux quêtes, oui aux armures de fortune. On change de langage, on bricole des costumes, on entre dans la légende. Sacha devient l’écuyère fidèle, Sacha Panzo. Même Rossinante apparaît, vieux cheval fatigué mais toujours prêt pour l’aventure.

Dès lors, les journées se transforment en épopées imprévisibles. Le chevalier errant part combattre les moulins à vent, redresser les torts, sauver des causes perdues. On rit, on court, on s’invente du courage.

Chacun réinvente sa place. Peu à peu, une énergie nouvelle circule et les liens entre les générations se retissent, ouvrant la voie à un vivre-ensemble plus apaisé. Ici, plutôt que corriger ou contraindre le cher papy devenu dépendant, la famille entre dans son monde, l’accueille avec écoute et ouvre une relation plus humaine.

Christophe Raynaud de Lage – Photographe

La mise en scène d’Elsa Granat est orchestrée avec ingéniosité. Au début, l’espace, resserré sur l’avant-scène, enferme les corps qui se frôlent sans se toucher, tandis que la parole peine à circuler et que les silences pèsent. Peu à peu, l’espace s’ouvre, la fantaisie s’installe en douceur, l’acceptation de l’autre s’éveille, et une onde profondément humaine envahit la salle.

La scénographie est inventive : la maison devient un personnage à part entière. D’abord étroite, elle s’ouvre derrière des rideaux rouges translucides où ombres et apparitions se dessinent. Le quotidien — table, canapé, cuisine — se transforme peu à peu en terrain d’aventures. Les coussins s’animent, les oiseaux surgissent, et Rossinante hennit au loin.

Les lumières de Vera Martins, de plus en plus chaleureuses et profondes, et  la création sonore de Mathieu Barché toute en subtilité, intensifient les émotions.

Don Quichotte, incarné par Dominique Parent, est tour à tour exalté, vulnérable et bouleversant.

Les parents, Antoine Chicaud et Esther Lefranc, oscillent entre fatigue nerveuse et sursauts d’invention. Leur transformation en chevaliers n’est pas un gag, mais un acte d’amour. Une belle énergie les unit.

Sacha, Maëlys Certenais, est le cœur battant du spectacle. Son regard, tantôt ironique, tantôt désemparé, nous ravit et nous émeut par son authenticité.

Manipulation plateau Géraldine Zanlonghi nous amuse, nous réjouit et nous captive.

Un spectacle émouvant et inventif, qui mêle fantaisie et humanité, et fait vibrer toutes les générations. Un vrai régal pour les enfants et les plus grands.

ClaudineArrazat critiquetheatreclau.com

Christophe Raynaud de Lage – Photographe

Collaboration à la dramaturgie Laure Grisinger / Assistante à la mise-en-scène Zelda Bourquin / Chef de chœur Erwan Piquet / Scénographie James Brandily / Création costumes Marion Moinet / Régie générale et régie lumières Manon Poirier.

Marionnette prêtée par la compagnie Louis Brouillard. Atelier de construction Artom (Tourcoing)

Directrice de production Agathe Perrault – LA KABANE / Chargée de production Sarah Baranes – LA KABANE

Création du 19 février au 8 mars 2026    THÉÂTRE PARIS VILLETTE

Vu   en Avant-première de presse le 17 février, 14h30

 

Christophe Raynaud de Lage – Photographe

Générale de presse le 19 février, 14h30 / Le 20 février à 14h30 et 19h  / Le 22février à 15h30  / Les 24, 25 et 26 février à 14h30  / Le 1er mars à 15h30  / Les 4 et 5 mars à 14h30  / Le 7 mars à 17h  / Le 8 mars à 15h30

Du mercredi 11 au samedi 14 mars 2026 au TGP - CDN de Saint-Denis

Le 11 mars à 15h / Le 12 mars à 10h et 14h30 / Le 13 mars à 10h et 14h30 / Le 14 mars à 16h

Du jeudi 26 au samedi 28 mars 2026 au Théâtre des Îlets - CDN de Montluçon

Le 26 mars à 9h30 et 14h30 / Le 27 mars à 9h30 et 14h30 / Le 28 mars à 18h /

Christophe Raynaud de Lage – Photographe

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Papy Quichotte. Écriture et mise en scène Elsa Granat
Tag(s) : #Th Paris Villette, #C.Arrazat, #MJC
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