Magique, Onirique, Réjouissant
Okilélé est un petit être rejeté par sa famille parce qu’il est jugé « trop moche ». Triste et incompris, il part à l’aventure pour chercher sa place dans le monde. Nous le suivons tout au long de son voyage : il nous attendrit et nous émeut par sa fragilité, sa voix discrète, sa petite silhouette. Nous suivons ses aventures avec passion et enchantement. Il découvrira sa force et reviendra, fier de sa différence. C’est une belle histoire sur l’acceptation de soi et la tolérance.
Dès les premières minutes, la magie opère. Les objets s’animent, bougent et semblent prendre vie avec une grande légèreté. Objets, vidéo et marionnettes se mêlent pour créer un joli ballet d’apparitions, de disparitions et de transformations. Nous sommes plongés dans un monde imaginaire : c’est magique, onirique. Nous sommes surpris à chaque instant, c’est fabuleux.
L’adaptation sensible et intelligente de Frédéric Chevaux, a su transposer cette histoire avec justesse et délicatesse pour la scène, en respectant toute sa poésie et sa profondeur.
La scénographie de Michaël Dusautoy est astucieuse : on se retrouve dans un lieu où s’entassent objets oubliés et cartons, un décor qui rappelle les greniers de nos grands-mères, ces endroits pleins de trésors et de découvertes inattendues. Chaque objet trouvé dans cet univers un peu sombre fait surgir un souvenir, une histoire, et accompagne Okilélé dans son aventure. C’est un décor très inventif, plein d’imagination et de poésie.
La mise en scène de Michaël Dusautoy est magnifiquement rhytmée. Les accessoires, les constructions et les lumières pensés par Emmanuel Laborde, la vidéo et la scénographie signées Annabelle Brunet, les lumières de Willy Connell, ainsi que les compositions musicales de Nicolas Séguy, participent pleinement à cette création. Chacun de ces éléments joue un rôle essentiel : ils se répondent, s’enrichissent et intensifient les émotions. C’est un tout, un véritable travail collectif, où chaque détail contribue à la magie de l’ensemble.
Damien Saugeon nous conte l’histoire avec finesse et un immense talent. Il joue avec les objets qui s’animent et s’envolent, grimpe sur les meubles pour les attraper, dialogue avec les ombres… C’est extraordinaire, magique : petits et grands sont fascinés. N’oublions pas Emmanuel Laborde, qui manœuvre dans l’ombre : sans lui, toute cette magie serait impossible. Okilélé nous entraîne entre l’enfance et le rêve, offrant un moment rare et délicieux. Un grand bravo à tous les deux !
En sortant de ce spectacle, on a le cœur plus léger. Okilélé ouvre des portes vers l’imaginaire, mais surtout, il invente un langage scénique où la poésie visuelle devient le véritable auteur de l’émotion.
Claudine Arrazat
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conception - Collectif Quatre Ailes
Tout public à partir de 4 ans - moyennes sections jusqu’au CE2
durée : 40 minutes
Festival Aignon2025 PRÉSENCE PASTEUR du 5 au 26 à 09h30
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