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Surprenant. Captivant. Émouvant.

Après un prologue qui ne parvient pas vraiment à capter l'attention, le récit nous entraîne en 1975, à l'université d'Orsay. Marcelle, brillante étudiante passionnée d'astrophysique, évolue dans un milieu encore largement dominé par les hommes. Sous la direction d'un professeur renommé, devenu son directeur de thèse, elle est sur le point de réaliser une découverte majeure. Mais derrière l'admiration qu'elle porte à son directeur de thèse se cache une réalité beaucoup plus sombre qui bouleversera irrémédiablement sa vie.

En parallèle, nous découvrons Stella. En 1998, la jeune femme de dix-neuf ans est incarcérée dans un centre de détention. Révoltée, privée d'avenir, elle est contrainte de partager sa cellule avec une détenue de quarante ans son aînée. Peu à peu, un lien inattendu se tisse entre ces deux femmes.

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Raphaële Volkoff nous offre un texte profond et remarquablement construit, qui mêle avec finesse suspense, émotion et réflexion. En faisant dialoguer deux destins de femmes que tout semble opposer, elle construit un récit d'une grande intensité dramatique où chaque révélation éclaire un peu plus le parcours de ses héroïnes et donne toute sa force à son propos.

La mise en scène de Martin Darondeau est magnifiquement orchestrée. Les scènes s'enchaînent avec une grande fluidité. Les passages d'une époque à l'autre, comme d'un lieu à un autre, s'effectuent naturellement et donnent au spectacle un rythme particulièrement vivant.

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La scénographie de Capucine Grou-Radenez est sobre : quelques modules gris suffisent à devenir tour à tour banc, cellule ou espace de jeu. La création lumière de Jean-François Domingues, souvent très contrastée, isole les personnages dans d'étroits faisceaux lumineux ou les plonge dans une pénombre qui évoque autant l'enfermement que l'immensité du cosmos. Les costumes imaginés par Chloé de Nombel distinguent avec discrétion les différents univers.

Laura Authier incarne Stella avec beaucoup de justesse. Révoltée mais profondément touchante, elle laisse peu à peu apparaître les failles de son personnage. Octavie Durand prête à Marcelle une belle détermination, tout en révélant avec finesse sa fragilité. Nanou Garcia compose une Folle aussi douce que mystérieuse. 

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Machita Daly interprète Soraya avec beaucoup d'intensité. Son personnage, impulsif et imprévisible, peut s'enflammer à la moindre étincelle. Raphaële Volkoff est très juste dans le rôle de la codétenue de Soraya. Vulnérable et quelque peu perdue dans cet univers carcéral, elle compose un personnage profondément attachant. Benoît Blanc impressionne par sa capacité à glisser d'un personnage à l'autre avec une remarquable aisance, donnant vie à toute la galerie des rôles masculi

Un spectacle captivant et profondément émouvant qui célèbre avec beaucoup de sensibilité la transmission, la résilience et la force de deux femmes que rien ne semblait rapprocher.

Claudine Arrazat critiquetheatreclau.com   Spectacles Vivants

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BÉLIERS (THÉÂTRE DES)  53 Rue du Portail Magnanen, 84000 Avigno Téléphone de réservation : 04 90 82 21 07    du 4 au 25 juillet  relâche les 9, 16, 23 juillet    19h05  1h20

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Tag(s) : #Critiques, #C.Arrazat, #Avignon 2026
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