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Émouvant. Éloquent. Eclairant

Entre 1976 et 1983, sous la dictature argentine, des centaines de nouveau-nés sont arrachés à leurs parents puis confiés à des familles proches du pouvoir. Vingt ans plus tard, Soledad découvre qu'elle fait partie de ces enfants volés. Celui qu'elle croyait être son père est en réalité le bourreau de ses parents biologiques. Elle s'enfuit alors en Argentine sur les traces de son histoire. Quelques années plus tard, elle retrouve sa sœur. Les deux jeunes femmes vont tenter de renouer le lien que l'Histoire a brisé.

Inspirée de faits réels, Mécanique d'une famille raconte avec beaucoup de sensibilité les blessures laissées par cette tragédie et interroge avec justesse ce qui fait véritablement une famille.

Martin Kindermans orchestre la mise en scène avec fluidité. Les allers-retours entre le présent et les années de la dictature permettent de découvrir progressivement les événements tout en maintenant le suspense.

La scénographie de Salma Bordes est sobre et efficace. Côté jardin, l'appartement où se retrouvent les deux sœurs. Côté cour, une grande fenêtre derrière laquelle apparaissent les souvenirs de la dictature. Un subtil jeu de transparence donne l'impression de voir des photographies d'archives reprendre vie.

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Les lumières d'Alexis Parmé et la musique de  Marie-Anne Faupin - Mathias Naon - Clément Combacal, inspirée des sonorités du tango, accompagnent avec justesse les émotions sans jamais tomber dans le pathos.

Valentine Daruty, Marion de Schrooder et Thomas de Fouchécour composent des personnages crédibles et attachants. Leur jeu, toujours juste, donne toute sa force à cette histoire familiale. L'interprète de Gabriela est particulièrement émouvante. Son jeu tout en finesse rend les retrouvailles des deux sœurs profondément touchantes.

Une création sensible et profondément humaine qui fait revivre une page douloureuse de l'histoire argentine tout en célébrant la force des liens familiaux.

Claudine Arrazat critiquetheatreclau.com Spectacles Vivants

Juliette Thibault – Costumes / Marie-Anne Faupin - Mathias Naon - Clément Combacal – Musique / Dominique Lhotte – Presse / Christophe Paris – Diffusion

ORIFLAMME (L')  Salle : L'ORIFLAMME       3 Rue du Portail Matheron, 84000 Avignon du 4 au 25 juillet  relâche les 9, 16, 23 juillet   d : 17h35  1h10

Tag(s) : #Critiques, #C.Arrazat, #Avignon 2026
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