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c_simon_gosselin_

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Émouvant. Vibrant. Profond.

Arne Lygre, né en 1968 à Bergen, est l’auteur d’une douzaine de pièces traduites du norvégien dans plusieurs langues et jouées dans de nombreux pays, notamment en Scandinavie et en Europe. Il a reçu le Prix Ibsen pour Je disparais en 2013, « pièce jouée en 2011, à La Colline  et le Prix Hedda en 2017 pour Nous pour un moment, « pièce jouée, en 2019, à l’Odéon-Théâtre de l’Europe, en 2024 Jour de joie en ce dit théâtre nous a ravi,   toutes ont été mise en scène  par Stéphane Braunschweig 

Dans, A notre place, Arne Lygre dépeint une amitié profonde et sincère, fragilisée par la sensibilité de chacun et les tournants inattendus de l’existence.

Comment trouver sa place en restant soi-même, sincère et fidèle à l'autre? 

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Astrid (Clotilde Mollet), la plus âgée, a deux êtres qui lui sont chers : une mère très âgée, dont elle prend soin avec une infinie tendresse, et un fils adulte, prunelle de ses yeux.

Sara (Chloé Réjon) entre dans sa vie par hasard. Orpheline très jeune après un accident qui a coûté la vie à ses parents, elle s’est construite dans un lien très fort avec son frère cadet, devenu son repère essentiel.

Eva (Cécile Coustillac), la plus jeune, a été abandonnée enfant par sa mère et élevée par un père dont elle prend aujourd’hui soin. Son lien avec Astrid est ancien, profond, presque exclusif. Mais lorsqu’elle revient après s’être éloignée, elle découvre que sa place a été occupée.

Et c’est à ce moment que tout bascule.

L’amitié, ici, ne se limite pas à l’instant partagé. Les histoires familiales et les blessures de chacune ressurgissent, et ce qui se noue entre ces femmes résonne au‑delà du présent : tout un passé affectif, fait d’amour, de fidélité, d’absences et de cicatrices, refait surface. L’une ou l’autre prend le rôle de :  la mère d’Astrid, du frère de Sara ou du père d’Eva , et rejoue avec l’une d’elles une scène qui a marqué la vie de celle-ci. C’est émouvant et profondément humain.

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La mise en scène  de Stéphane Braunschweig orchestrée avec délicatesse, révèle une sensibilité fine et touchante. Les gestes se font rares, et les silences soulignent toute la force du texte.

L’appartement d’Astrid, entièrement blanc — murs, meubles, lumière — crée une ambiance presque irréelle. Un lit côté jardin, un piano côté cour, le salon au centre : ce décor minimaliste devient progressivement le lieu où se tissent et se dévoilent les tensions intimes.

Au fil de la pièce, l’espace se resserre et se contracte. Ce mouvement accompagne celui des relations et bouleverse les places et les équilibres entre les personnages.

Les comédiennes — Cécile Coustillac, Clotilde Mollet et Chloé Réjon — sont remarquables. Elles incarnent avec brio à la fois leur personnage et les figures masculines absentes. Leur interprétation est fine, précise et émouvante.

Cette pièce est un voyage sensible au cœur de l’amitié et des liens familiaux. Elle explore avec subtilité les blessures, les fidélités et les absences qui façonnent chacun. C’est émouvant, profond, sincère et magnifiquement interprété, offrant au spectateur une expérience à la fois intime et partagée.

Claudine Arrazat critiquetheatreclau.com

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Création au Théâtre National de Bretagne – Centre dramatique national le 3 mars 2026

Traduction : Stéphane Braunschweig et Astrid Schenka

Collaboration artistique : Anne-Françoise Benhamou

Collaboration à la scénographie : Alexandre de Dardel / Costumes : Thibault Vancraenenbroeck / Lumières : Marion Hewlett / Son : Xavier Jacquot / Assistanat à la mise en scène : Clémentine Vignais / Fabrication du décor ateliers de La Colline / Diffusion : Didier Juillard / Administration et production altermachine / Elisabeth Le Coënt et Clémentine Schmitt

Théâtre de la Colline       Du 18 mars au 17 avril 2026 au Petit théâtre

Du mercredi au samedi à 20h, mardi à 19h

• durée estimée 2h

Tag(s) : #Th de la Colline, #Critiques, #C.Arrazat
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