Résonnant, Touchant.
Avec La Stupéfaction, Marie Provence nous offre une fable à la fois tendre et lucide. Trois personnages, Peter ‘Florent Cheippe’, Fred ‘Leslie Granger’ et Mathilde ‘Christelle Saez’, se retrouvent dans un lieu retiré, en pleine nature, loin du tumulte du monde. Là, hors du temps, ils cherchent à donner sens, à se reconstruire, à apaiser ce mal-être si fréquent’ dans nos vies modernes.
Un récit simple, empreint de fragilité et d’espérance, une réflexion sobre sur la quête d’équilibre intérieur dans une société qui souvent nous égare.
Peter, submergé par sa profession d’agent de communication, se relève avec difficulté après un AVC. Fred, professeur de littérature en établissement professionnel, tente de se reconstruire d’un burn-out. Quant à Mathilde, elle sort abîmée d’une relation toxique, sous la domination d’un homme de vingt ans son aîné.
Tous trois, réunis par hasard, vont se découvrir avec douceur et bienveillance. Malgré leurs maladresses, ils apprennent à prendre soin les uns des autres. Les personnages rejouent leur passé, se confrontent à leurs blessures, se perdent parfois — mais finissent par se rejoindre.
Au fil du temps, l’histoire de chacun se déploie : les pierres sortent du ventre, les vérités surgissent, les corps et les esprits s’allègent, laissant place à la sérénité et à l’amour de la vie. Ensemble, ils cherchent à retrouver pied, à redonner du sens à leurs existences. Tous ne sortent pas indemnes de cette traversée : chacun avance à son rythme. Certains retrouvent la lumière, d’autres gardent encore l’ombre au bord du cœur.
L’ensemble s’ouvre dans la pénombre, la sobriété d’un espace suspendu où le temps semble s’être arrêté. Puis la scénographie s’élargit, les couleurs se réchauffent, comme si les personnages retrouvaient peu à peu souffle et mouvement. Le dernier volet prend des accents plus lumineux, presque joyeux. Les scènes s’éclairent, s’animent ; la musique accompagne cette remontée vers la lumière, une respiration qui s’accorde au battement intérieur des personnages.
La Stupéfaction parle de nos maux contemporains sans les nommer explicitement. C’est une œuvre résonnante, parce qu’elle fait écho à notre époque ; touchante, parce qu’elle révèle la fragilité de chacun ; réconfortante, parce qu’elle nous rappelle que, malgré tout, le lien reste possible.
Claudine Arrazat
Dramaturgie Pierre Chevallier & Thomas Pondevie / Collaboratrice artistique Florine Mullard / Création musicale Sylvain Montagnon / Création lumière Sébian Falk / Scénographie Claudine Bertomeu / Création costume Virginie Bréger
Théâtre Joliette 2 place Henri Verneuil 13002 Marseille
Mardi 4 novembre à 19h / Mercredi 5 novembre à 19h / Jeudi 6 novembre à 19h / Vendredi 7 novembre à 20h / Samedi 8 novembre à 19h
Tournée : 30, 31 janvier et 1er février 2026 : Théâtre du Balcon, Fest'hiver, Avignon.
/image%2F2626846%2F20250429%2Fob_799377_image-2626846-20180613-ob-d1045b-th13.jpg)
/image%2F2626846%2F20251108%2Fob_503ca4_la-stupefaction-03-novembre-2025-19413.jpg)