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Étonnant – Décalé – Captivant

Imaginez quatre êtres enfermés dans une boule à neige. Autour d’eux, le monde avance, le temps passe, mais eux restent là. Ils rêvent d’une autre vie, voudraient tout recommencer. Pourtant, ils ne bougent pas.

Nous découvrons Sacha, Elena, Michel et Alexeï dans un étrange salon entièrement blanc. Les murs, le sol, le canapé, tout est blanc.

Ce décor nous plonge dans un monde hors du temps. Il évoque la page blanche d’une nouvelle vie qu’ils rêvent de commencer.

Depuis combien de temps vivent-ils là ? Nous ne le savons pas vraiment. Sans doute depuis toujours.

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Enfermés dans une étrange boucle temporelle, ils revivent sans cesse les mêmes instants. Ils se cherchent, se rapprochent, s’éloignent. À chaque fois, ils tentent de partir, mais quelque chose semble toujours les retenir.

Parviendront-ils un jour à quitter ce lieu et à commencer une autre vie ?

A Lonely Place nous entraîne dans un univers qui rappelle celui de Tchekhov, peuplé d’êtres qui rêvent d’ailleurs, mais restent incapables de partir.

Peut-on oublier le passé et tout recommencer ?

Est-il vraiment possible de partir et d’inventer une autre vie ?

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La mise en scène de la Compagnie du Dagor, orchestrée avec beaucoup de finesse, nous plonge dans une atmosphère étrange, parfois drôle, souvent mélancolique. Les situations se répètent, se décalent et reviennent comme si le temps s’était déréglé.

Les corps occupent ici une place essentielle. La chorégraphie de Génia Chtchelkova accompagne avec beaucoup de justesse la gestuelle de chacun et fait dire aux corps ce que les mots ne disent pas.

Les lumières de Samuel Bourdeix transforment magnifiquement cet espace et composent de véritables tableaux, presque photographiques.

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Marie Blondel, Julien Bonnet, Marianne Fontaine et Côme Thieulin forment un quatuor très attachant. Chacun apporte sa personnalité, sa fragilité et son énergie. Ils passent avec beaucoup de naturel du rire à l’émotion, de la colère à la tendresse. Leurs regards, leurs silences et leurs gestes racontent autant que les mots. Ensemble, ils donnent vie à ces quatre êtres qui rêvent de partir, mais reviennent toujours au même point.

 

Un spectacle original qui nous interroge sur nos choix, nos liens avec les autres et notre capacité à changer de vie et à tout recommencer.

Claudine Arrazat critiquetheatreclau.com   Spectacles Vivants

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Adrien Ledoux - Création son / Samuel Bourdeix - Régie générale / Sarah Leterrier - Costumes / Bureau Les envolées - Diffusion / elphine Menjaud – Presse

 Festival Avignon 2026       Train Bleu (théâtre du)  du 4 au 23 juillet  relâche les 10, 17 juillet   20h25  1h05

Tag(s) : #Critiques, #C.Arrazat, #Avignon 2026
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