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®Marie-Françoise-Plissart_

®Marie-Françoise-Plissart_

Émouvant, Puissant, Intimiste.

La petite histoire dans la grande histoire.

A travers un récit profond et intimiste, Myriam Saduis nous conte son histoire familiale bouleversante et douloureuse, influencée et dominée par l’histoire du colonialisme en Tunisie.

Un parcours de vie qui nous émeut et nous chavire.

®Marie-Françoise-Plissart

Ses parents se sont rencontrés en Tunisie en 1955, un an avant indépendance de la Tunisie et au début de la guerre d’Algérie.

Myriam est née en France en 1961 d’un père tunisien et d’une mère née en Tunisie dans une famille de colons.

« Ma mère était européenne, mon père était arabe, on entend tout de suite quelque chose, non ? ».

 

1961 les bombes sévissent à Bizerte en Tunisie, ses parents décident de rejoindre la France.

« Ma mère, mon père et moi avions aussi été pris dans le flux de l’Histoire, qui déchira leur amour. »

L’histoire de Myriam baigne aux milieux d’autres toutes aussi dramatiques nées dans cette période dont on ne peut être fier.

1961 fut l’année du massacre de manifestants pacifiques algériens qui eut lieu à Paris sous les ordres de Maurice Papon.

®Marie-Françoise-Plissart_

Très tôt son père disparait de sa vie et fut rayé de la carte par sa mère qui dans une souffrance et une folie ravageuse, transforma son nom de Saâdaoui en Saduis.

L’image de ce père la poursuit.

Le comportement de sa mère l’ébranle.

Où sont donc ses racines ?

Myriam va reconstruire son histoire brique par brique comme on construit une maison où l’on peut vivre en paix.

Son enfance toujours à l’affut pour avoir une information sur ses origines, son adolescence où elle découvre Marguerite Duras et Jacques Demy, la folie de sa mère, les visites interdites de son père, les photos retrouvées…

 

®Marie-Françoise-Plissart_

Myriam intercale son récit par des morceaux choisis de Barbara car nous dit-elle :  ma mère chantait beaucoup et les secrets surgissaient entre nous.

 Tandis qu’elle fredonnait Barbara « Dis , quand reviendras-tu ? »

 Je chantonnais « Mon père, mon père... Il pleut sur Nantes ».

 

Nous la suivons dans ses souvenirs et son cheminement jusqu’à la découverte du monde de son père qui la rendra forte et sereine.

Myriam Saduis ne manque par d’humour et de dynamisme, elle nous captive et nous séduit. Ses mots viennent nous percuter en plein cœur.

C’est un fort moment de théâtre dont on se souviendra.

Claudine Arrazat

Avec Myriam Saduis et Pierre Verplancken

Théâtre de Belleville 16, Passage Piver 75011 Paris
02 septembre > 27 novembre
- Mer. Au Sam. : 19h  /  Dim. : 15h

Tag(s) : #Th de Belleville, #Critiques

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