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© Frédéric CUSSEY -

© Frédéric CUSSEY -

Émouvant, Éloquent, Dynamique.

« Yeki bood, Yeki nabood. Gheir az Khodâ, itch kas nabood. » « Il était une fois. ».

Deux histoires, vont nous être contées, deux histoires qui s’entremêlent, deux histoires qui nous parlent de Iran,  de la filiation, des origines, de la révolution et d'amour.

En Iran les contes et légendes sont ancrés dans la culture populaire, ce n'est pas un hasard si deux de nos protagonistes  Bijan et Manijeh   ont le même  prénom que le couple mythique des légendes perses.

Dans un premier temps nous faisons connaissance avec quatre étudiants dans les années 70 en Iran. Les années de révolutions et de contestations, le renversement du Chah , l’arrivée de l’Ayatollah Khomeini  et l’installation de la république islamique. Deux d’entre eux sont morts, un troisième a été emprisonné, la quatrième a pu s’enfuir en France.

« Bijan – Le Shah a instauré la loi martiale ! Les manifestations sont interdites !

Manoucher – Ah si le Shah l’a dit, restons gentiment à la maison, dans ce cas !

Bijan – Tu ne changeras pas l’Iran aujourd’hui. Pas comme ça. C’était la même chose il y a cinq cents ans et ce sera sans doute la même dans cinq cents autre »

 

© Frédéric CUSSEY -

Vingt ans plus tard, nous sommes à Avoriaz, en compagnie d’une mère d’origine Iranienne et de ses deux filles venant fêter Noël. Un secret de famille va se dévoiler, moment difficile mais rempli d’amour.

Le texte Aïda Asgharzadeh nous entraine dans des contrées lointaines, c’est un conte teinté de dures réalités. Les personnages sont émouvants, attachants, nous vivons la révolution avec les étudiants. Plus tard nous sommes émus et chavirés par l’histoire de cette mère.

 Aïda Asgharzadeh, Kamel Isker, Azize Kabouche, Toufan Manoutcheri, Sylvain Mossot, Ariane Mourier se glisse avec agresse et naturel d’un rôle à l’autre. Ils nous émeuvent et nous enchantent.

La mise en scène est fluide, nous traversons les époques avec aisance. La scénographie est harmonieuse. Les costumes, les éclairages et la musiques intensifient les émotions.

Beau spectacle éloquent, plein d’émotions. Merci à tous.

Claudine Arrazat

© Frédéric CUSSEY -

ACMEL-R-21-7537

Coproduction : Atelier Théâtre Actuel
Coproduction : Théâtre des Béliers Parisiens

 

BÉLIERS (THÉÂTRE DES)   53, rue du Portail Magnanen   84000 – Avignon

du 7 au 30 juillet - relâche les 12, 19, 26 juillet à 15h25 - Durée : 1h35

Tag(s) : #Avignon 2022, #Critiques

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