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Crédit Photos Pascal Victor

Crédit Photos Pascal Victor

Dynamique, Ironique, Percutant.

Jean -Paul Sartre crée cette pièce en 1943 symbole de l’existentialisme où chaque être humain est libre et responsable de ses actes.

Jean-Paul Sartre imagine des personnages étrangers et différents les uns des autres de milieux, d’opinions, de préjugés.

Trois individus prisonniers dans un espace réduit et doivent se tolérer pour l’éternité.

Garcin, journaliste arrogant, Ines employé des postes au caractère bien trempé, Estelle poupée Barbie mondaine.

Chacun se livrera avec difficulté, avouera les causes de sa damnation et sera jugé cruellement par les autres sur sa personnalité, ses actes, ses convictions.

Ils sont en enfer sans bourreau ni instruments de tortures physique.

              L’enfer c’est les autres.

Crédit Photos Pascal Victor

La scénographie nous plonge dans une ambiance un peu mystérieuse.

En fond de plateau une porte rouge, épars ci de là des gros sacs poubelles argentées, en arc de cercle trois énormes bâches de même couleurs argentées, le tout éclairé par de petites lampes en suspensions.

Le garçon d’étage (gardien de l’enfer) en introduisant les différents protagonistes par cette grande porte rouge s'ouvrant sur du néant fera apparaitre un salon bourgeois jusqu’alors protégé sous les bâches.

Un canapé pour chacun, unee cheminée , une petite table de salon, un coupe papier et un bronze comme le désirez Jean-Paul Sartre.

La mise en scène de Jean- Louis Benoit est dynamique, l’ironie et l’humour noir sont bien présents et subliment la profondeur du texte, c’est orchestré avec grande finesse.

Les comédiens talentueux nous captivent et nous réjouissent.

Crédit Photos Pascal Victor

Marianne Basler incarne Ines avec grand brio, sa voix nous transperce, elle nous émeut et nous fascine. C’est une magnifique Ines, distinguée, froide, aux sentiments forts. A travers ses mots cruels et féroces, nous entrevoyons  sa fragilité….

Brock, le garçon d’étage nous ravie et nous amuse de par sa nonchalance et son détachement, imposant calmement les lois cruelles aux damnés:

 

« Ils sont là tous les trois enfermés pour l’éternité » …

Mathilde Charbonneaux, est une charmante et coquette Estelle qui nous glace le sang à travers ses aveux. Nous sommes séduits par la justesse de son jeu aux diverses facettes.

Maxime d’Aboville, interprète avec grande éloquence et charisme Garcin séducteur et arrogant.

Beau moment de théâtre à découvrir.

Claudine Arrazat

Collaboration artistique et Régie Générale   Antony Cochin / Lumières Jean-Pascal Pracht  / Costumes Marie Sartoux / Régie Lumière et Son Emmanuel Jurquet

 

Théâtre de l’atelier   Place Charles Dullin 75018 Paris

Représentations du 2 février au 18 mars 2022

Du mardi au samedi à 19H   Relâche le 4 février 2022

Tag(s) : #Th de L'Atelier, #Critiques

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