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Photos © Jean-Louis Fernandez

Photos © Jean-Louis Fernandez

Captivant, Pertinent, Bellissime.

Nous sommes dans la salle de répétition, les machinistes préparent le décor pour la pièce d’un certain Pirandello…

La répétition commence sans grande conviction pour les comédiens comme pour le directeur.

Tout à coup apparaissent Six personnages tous vêtus de noir, le visage blafard.

Mais qui sont ces personnages arrivés de nulle part ?

Le père d’une voix autoritaire fait les présentations, la mère veuve d’un autre que lui, un jeune homme leur fils, une jeune femme, une fillette et un jeune garçon tous enfants de la mère.

Ils ont été abandonnés par leur auteur et ils ont envie de vivre leur histoire.

Photos © DR

Avec conviction, ils content leur drame, un drame familial haut en ‘noirceur’…

Le directeur finalement convaincu, accepte mais attention:

 « Ce sont les comédiens qui jouent, les personnages doivent rester tranquilles et silencieux... »

Mais ces personnages se rebiffent. Ils ne sont point d’accord avec l’interprétation.

« Cette fiction n’est qu’un pâle reflet de leur histoire. »

Nous sommes au théâtre et au théâtre on adapte…

 

C’est le théâtre, dans le théâtre.

Lorsque Pirandello présenta la piéce en 1921 ce fut un scandale, cette mise en abime ne conquit que peu d’adeptes.

 

Photos © Jean-Louis Fernandez

Emmanuel Demarcy-Mota nous offrent un bijou, une mise en scène finement orchestrée, un magnifique décor, des éclairages en clair-obscur, des ombres chinoises, c’est un monde onirique et fantastique.

Les comédiens sont tous talentueux et nous réjouissent.

Céline Carrère est une fabuleuse et magnifique Madame Pace.

Chloé Chazé nous impressionne par son cynisme, son regard nous transperce.

Valérie Dashwood incarne avec grand brio la belle-fille révoltée pour faire surgir la réalité de son histoire incestueuse. Elle nous séduit de par son jeu et sa gestuelle.

Alain Libolt le Directeur et Hugues Quester  le père,  nous offrent avec brio un duel sans merci qui nous captive.

La petite fille nous émeut profondément, sa chanson « File la laine » nous fait monter les larmes aux yeux. Elle semble venir d’une lointaine planète, elle est vaporeuse, légère et touchante.

Bravo à toute la troupe.

Nous sommes transportés dans cette fiction avec bonheur.

Claudine Arrazat

 

Avec la troupe du Théâtre de La Ville :Hugues Quester, Alain Libolt, Valérie Dashwood, Sarah Karbasnikoff, Stéphane Krähenbühl, Chloé Chazé, Céline Carrère, Charles-Roger Bour, Philippe Demarle, Sandra Faure, Gaëlle Guillou, Gérald Maillet, Pascal Vuillemot, Jauris Casanova

Traduction François Regnault // Assistant À La Mise En Scène Christophe Lemaire // Scénographie & Lumière Yves Collet // Musique Jefferson Lembeye // Costumes Corinne Baudelot // Maquillages Catherine Nicolas

Représentation en audiodescription : samedi 27 novembre à 15h, en partenariat avec Accès culture.

Tag(s) : #TH de La Ville, #Critiques

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