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© virginie Lançon

© virginie Lançon

Dynamique, Drolatique, Attrayant.

En 1764 Goldoni réfugié à Paris depuis 2ans écrit cette comédie en 3 feuilletons en espérant conquérir le public parisien. Ce fut un pari risqué, les parisiens ne sont point habitués à cette configuration.

Vont-ils apprécier et assister aux trois épisodes ?

Ce fut un succès, le Théâtre-Italiens fut comble jusqu’au dernier jour des représentations.

© virginie Lançon

Premier épisode. Zelinda et Lindoro sont tous deux domestiques dans la maison de Don Roberto et s’aiment en secret. Mais Flamina , le fils de la maison et Fabrizio l’intendant sont eux aussi épris de Zelinda. Donna Eleonora seconde épouse de Don Roberto est d’une jalousie caustique et ridicule envers Zelinda  croyant que celle-ci séduit son époux. Il va s’en suivre un embrouillamini de quiproquos. C’est vivant, bouillonnant plein d’embuscades et de surprises.

© virginie Lançon

 

Tout cela pourrait fini bien mais ce serait sans compter la Jalousie maladive de Lindoro. Deuxième épisode d’un burlesque et d’une énergie virevoltante, on ne voit pas passer le temps. C’est bellissime.

 

 

 

Lindoro semble se clamer mais Zelinda est contaminée par la jalousie…Troisieme épisode où nos compères seront aussi confrontés aux problèmes d’héritage après la mort de Don Roberto.

 

Quelle histoire, vont-ils finir par s’en sortir ? C’est captivant et enthousiasmant.

© virginie Lançon

Les comédiens sont tous talentueux et leur énergie est époustouflante.  Joséphine de Meaux (Zélinda) et Félicien Juttner (Lindoro) nous fascinent de par leur gestuelle et la justesse de leur jeu.

La mise  en  scène Muriel Mayette-Holtz est réglée comme  une partition, les scène se succèdent avec une grande fluidité.

Sur le plateau deux grands panneaux coulissants nous font passer par intermittence côte cour puis côte jardin dans deux décors différents, c’est astucieux et procure une certaine intimité.

La musique Cyril Giraux joué par François Barucco nous réjouit, rythme merveilleusement les différents émois et nous transporte avec délicatesse d’une scène à l’autre.

© virginie Lançon

Cette histoire concerne tout d’abord l’amour de Zélinda et Lindoro mais très vite cet amour devient une épidémie et tous les personnages sont contaminés par l’envie de vivre avec sa moitié.

Très grand moment de théâtre plein de vitalité.

Claudine Arrazat

Traduction & texte français Ginette Herry

Avec Augustin Bouchacourt, Charlie Dupont, Jean-Luc Gagliolo, Tania Garbarski, Jonathan Gensburger, Frédéric de Goldfiem, Pauline Huriet, Félicien Juttner, Thibaut Kuttler, Joséphine de Meaux, Ève Pereur et François Barucco [piano]

Décor et costumes Rudy Sabounghi / Modélisation maquette Julien Soulier  / Lumière Pascal Noël / Musique Cyril Giroux / Assistante à la mise en scène Jennifer Maria / Assistant à la dramaturgie Édouard Signolet

Production Théâtre National de Nice - CDN Nice Côte d’Azur, Théâtre de Liège avec l'aide du Fonds d'Insertion pour les Jeunes Artistes Dramatiques de la DRAC et de la Région SUD-PACA
Remerciements à la Comédie-Française et la Diacosmie - Opéra de Nice pour leurs prêts de costumes
Les costumes et les décors seront réalisés dans une démarche éco-responsable

LA SCALA PARIS 13 boulevard de Strasbourg 75010 Paris - Métro Strasbourg-Saint-Denis

Tag(s) : #Th La Scala, #Critiques

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