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Magnifique, Dynamique, Réjouissant.

Dès le premier instant nous partons en voyage dans le 17è -ème siècle. Nous sommes  au théâtre de Molière. Sur le plateau un orgue de barbarie, des cadres en suspension, des personnages au visages blancs, immobiles, vêtus de costumes aux couleurs chatoyantes (est-ce des mannequins ou des comédiens ?), le tout baigné par la lumière chaude d’une rampe de bougies. C’est beau, magnifique.

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 Nous sommes dans le monde du rêve mais non au bout de nos surprises.

La langue de Molière est restituée, les S, les R, les T finaux ainsi que  les E muets sont prononcés.

Avouons que cela est un peu déroutant au début mais sans tarder, Laurent Charly, Alexandre Palma Salas, Eleonora Rossi, Milena Vlach nous enchantent et nous séduisent.

Leurs dictions lentes et rythmées, leurs jeux raffinés, leurs gestuelles élaborées, leurs dynamismes et leurs enthousiasmes nous entrainent avec bonheur et dans ce monde où l’illusion et le réel se confondent.

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Les personnages apparaissent par intermittence dans les cadres suspendus évoquant des tableaux anciens mêlant imagination et réalisme.

Quelques chansons populaires résonnent accompagnées par Jean-Marc Puigserver qui nous régale au son de son orgue de barbarie.

Des images en clair-obscur apparaissent en fond de scène, c’est élégant et délicat.

Courez donc voir Sganarelle ou le cocu imaginaire dans cette lecture baroque qui donne une grande place à l’imaginaire et à la fantaisie.

Claudine Arrazat

Petit résumé de Sganarelle ou la comédie des quiproquos.

Célie a d’abord été fiancée à Lélie, son père, Gorgibus, désire la marier à Valère, riche parti.

Célie se désespère et, en s’évanouissant dans les bras de Sganarelle en laissant tomber un portrait de Lélie.

La femme de Sganarelle qui a aperçu la scène et pense être trompée…

Elle sort, ramasse le portrait. Plus tard, Sganarelle trouvant ce portrait pense que sa femme à un amant ……

 

 

Comédie en un acte et en vers, représentée le 28 mai 1660, au théâtre du Petit-Bourbon. Molière la donna cent vingt-deux fois durant sa carrière,

Sganarelle ou le cocu imaginaire de Molière
Mise en scène
Milena Vlach et Jean-Denis Monory
Avec
Laurent Charoy, Alexandre Palma Salas, Eleonora Rossi, Milena Vlach, Jean-Marc Puigserver
Scénographie
Jean-Denis Monory
Costumes
Chantal Rousseau
En coproduction avec le Théâtre Montansier de Versailles, le Théâtre de Fontainebleau et l’Opéra de Massy

Durée : 1h20

Épée de bois
Du 02 mars au 15 avril 2020
Du lundi au mercredi à 20h30
Relâches les 9, 10 et 11 mars

Tag(s) : #Th.de L'Epée de bois, #Critiques

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