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©Vincent Arbelet

©Vincent Arbelet

Tendre, Joyeux, Attrayant.

Marivaux nous parle des prémisses de l’amour, de badinage, de galanterie mais aussi d’affinités et de sensibilités différentes entre les êtres  issus de milieu différents.

L’amour est-il vraiment le hasard ?

«Le mérite vaut la naissance», déclare Dorante à Silvia, prêt à épouser une servante

Mais la réalité rétablit l’ordre reconnu…..

 

Monsieur Orgon souhaite marier sa fille Silvia. Il lui propose Dorante,  homme honnête, cultivé, beau, riche. Monsieur Orgon, homme ouvert et plein de bonnes intentions pour sa fille, lui permet toutefois de refuser  le galant s’il ne lui convient pas. Silvia décide donc d’échanger sa place avec sa servante pour mieux observer son prétendant. De son côté  Dorante utilise le même subterfuge pour mieux connaitre sa promise.    

 Monsieur  Orgon son père et Mario son frère sont tous deux dans le secret de Silvia mais aussi de Dorante. Sous leurs yeux amusés, va s’ensuivre des situations cocasses et burlesques qu’ils attiseront avec coquineries.

 

La mise en scène de Benoit Lambert est dynamique, vivante et dépoussiérée. On sent vibrer le cœur Silvia, Lisette, Dorante et d’ Arlequin  découvrant les émois amoureux. Belle idée  de mettre en scène de jeunes comédiens pleins d’émotion,  de vitalité et de passion.

Silvia : Édith Mailaender, Dorante : Antoine Vincenot, Lisette Rosalie Comby,  Arlequin : Malo Martin.

La salle  est remplie de jeunes lycéens qui se sont bien reconnus si on en croit les applaudissements.

Les regards de Monsieur Organ et de Silvia remplis de tendresse et d’amusement observant ses jeunes gens sont  magnifiquement interprétés par Robert Angebaud (Organ) et Etienne Grebot ( Mario). Tous deux nous ravissent et nous séduisent.

Le décor est d’une grande esthétique. Côté jardin, une clairière verdoyante, une biche en arrière-plan nous transporte dans une ambiance de rêve et de conte. Côté cour un mobilier rappelant le 18éme des guéridons sur lesquels sont posés des lampes, des fleurs, de la vaisselle, des casques ….des bibelots du temps dernier.

L’éclairage et la musique nous mènent d’un tableau à l’autre avec douceur et harmonie.

Merci à tous.

 

                                                        Claudine Arrazat

 

production > Théâtre Dijon Bourgogne, CDN. Avec le soutien de Région Bourgogne-Franche-Comté ; FONPEPS ; FIJAD, Fonds d’Insertion pour Jeunes Artistes Dramatiques — DRAC et Région Provence-Alpes-Côte d’Azur

 

Cartoucherie - Théâtre de l'Aquarium , Paris

Du 26 septembre au 21 octobre 2018 
Durée : 1h40 

 

©Vincent Arbelet

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Tag(s) : #Th de l'Aquarium, #Critiques

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